Calendrier
« mai 2010| lun | mar | mer | jeu | ven | sam | dim |
| | | | | | 1 | 2 |
| 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
| 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 |
| 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 |
| 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 |
| 31 | | | | | | |
|
mardi 25 mai 2010
Les marées noires
Rarement entendons-nous parler de notre environnement dans les nouvelles, et ce qui se rend à nos oreilles est généralement catastrophique. Récemment, nous avons entendu parler de la marée noire au golfe du Mexique. Cette catastrophe écologique mérite d’être bien comprise, parce que lorsqu’elle atteint les côtes (dans ce cas-ci, celles de la Louisiane), il y a des dommages irréversibles. Qu’est-ce qu’une marée noire ? Quelles sont ses causes et, surtout, ses conséquences sur l’environnement ? Comment l’être humain gère-t-il ce type de désastre ? Voici les détails du fléau qui envahit l’Amérique en ces heures sombres.
La définition d’une marée noire
Il s’agit d’une importante quantité de pétrole à la surface de l’eau qui est ramenée vers les côtes. Pourquoi à la surface de l’eau ? Parce que lorsque le pétrole se déverse dans l’eau, il ne se mélange pas. En fait, parce qu’il est plus léger que l’eau, il flotte. La masse de pétrole suit ensuite les courants pour finalement atteindre une côte.
Les causes
Habituellement, les marées noires proviennent d’un déversement de pétrolier, d’un accident sur une plateforme pétrolière ou d’un oléoduc qui cède.
Les conséquences
Pollution en mer
En mer, les marées noires affectent particulièrement les animaux qui utilisent la surface des eaux, soit principalement les oiseaux de mer et les mammifères marins. Les premiers doivent se nourrir et se reposer entre deux vols. Les deuxièmes utilisent la surface pour respirer. Or, les nappes d’hydrocarbures (marées noires) souillent le plumage des oiseaux et le pelage des mammifères. Les oiseaux perdent leur isolation thermique, leur flottabilité et leur portance. Les mammifères, qui se lèchent le pelage, risquent d’ingérer des substances qui provoqueront de l’étouffement et de l’irritation. Aussi, avec les hydrocarbures dans leur organisme, ils auront des difficultés à s’alimenter et à se mouvoir. Les poissons et les mollusques, eux, subiront la dégénérescence de leurs branchies. Ainsi, impossible de respirer.
Images tirées du site marees-noires.com
Pollution du littoral
Sur le littoral (côte), les oiseaux de mer et les mammifères marins sont encore affectés. S’ajoutent cependant les peuplements d’algues, de poissons, de crustacés et de coquillages qui vivent sur les rochers, le sable des plages ou les mares du littoral touché. Outre les mêmes phénomènes de souillure et d’engluement qui les touchent, il ne faut pas oublier certains constituants des pétroles qui sont toxiques et qui peuvent entraîner une mort rapide ou une perturbation grave des fonctions de base de l’organisme touché. Ces constituants sont les hydrocarbures aromatiques polycycliques ou HAP.
Image de gauche tirée du site marees-noires.com
Les moyens utilisés par l’être humain
Agir rapidement !
Les premiers gestes posés dans les premières heures sont déterminants. Disperser une nappe de pétrole au large, maintenir une quantité maximale de pétrole dans les réservoirs touchés, favoriser le brûlage, déployer des barrages, mettre en oeuvre des équipes compétentes et bien dirigées, tout cela dans le but de limiter l’impact le plus rapidement possible.
Images tirées du site marees-noires.com
Ensuite, les équipes auront à travailler encore plus fort au nettoyage du littoral. D’abord, le nettoyage grossier permet de retirer le maximum de pétrole des côtes. Ainsi, les polluants ne s’étendront pas par les marées ou la houle. Une fois la tâche effectuée, les équipes s’affaireront au nettoyage fin de la zone affectée. Tout dépendant des caractéristiques de la zone, du type de polluant, de son ampleur et de la qualité de nettoyage désirée, il existe une large gamme de techniques. Généralement, les surfaces polluées seront lavées à l’eau froide sous pression.
Image de droite tirée du site marees-noires.com
Images tirées du site marees-noires.com
Après le nettoyage de la catastrophe, il faut penser à la restauration du littoral et s’affairer à nettoyer les oiseaux ainsi que les mammifères. Facile à dire. Il ne faut pas croire que les animaux soient parfaitement guéris un jour. Un nombre élevé d’animaux nettoyés meurent dans les mois suivant leur remise en liberté. La cause ? La pollution et l’ingestion d’hydrocarbures ne permettront pas aux animaux de retrouver leurs défenses d’autrefois... Le littoral ne reviendra jamais comme avant non plus. Il existe des moyens comme la restauration botanique et la recolonisation naturelle, mais des traces d’hydrocarbures se retrouveront à tout jamais dans le sol... Au moment où la fuite n’est toujours pas colmatée et où les courants océaniques dispersent les nappes vers d’autres littoraux, il faut se questionner par rapport au bien-fondé de l’exploitation du pétrole. N’y aurait-il pas d’autres formes d’énergies écologiquement responsables qui nous permettraient de fonctionner ?
Aspects pédagogiques et enrichissement
2 commentaires
lundi 8 octobre 2007
L'eau : une ressource sous-estimée et mal utilisée
Depuis quelque temps, on entend beaucoup parler de l’eau, cette ressource abondante au Québec, au Canada, voire en Amérique du Nord, mais ressource en manque dans nombre de pays. Plus particulièrement, nous avons pu lire dernièrement dans certains quotidiens québécois, des articles fort intéressants sur l’eau et son étroite relation avec les industries, l’activité agricole, la société actuelle et son niveau de consommation.
Superbe image satellite de notre Terre prise par la NASA
Je dois dire qu’il m’est toujours un peu difficile de comprendre la profondeur du problème et d’apprécier à quel point nous sommes choyés d’avoir un accès si facile à « l’or bleu » en Amérique du Nord. En quoi est-ce que cette ressource est-elle menacée ? Pourquoi serons-nous en pénurie d’eau sur Terre d’ici les prochaines décennies ? La ressource ne se volatilise tout de même pas, considérant qu’il s’agit d’une ressource renouvelable !
Que se passe-t-il vraiment ?
Tout d’abord, il est important de comprendre que l’eau demeure intimement liée à la présence de la vie sur Terre. Tous les organismes vivants ont besoin de cette ressource pour survivre et conséquemment, de légères fluctuations quant au niveau des eaux d’une rivière, d’un fleuve, d’un lac ou d’un océan peut avoir de graves conséquences sur la totalité de l’écosystème. Dans le même ordre d’idées, le rejet de substances polluantes dans un cours d’eau peut avoir le même genre d’effets destructeurs. Voyons plus précisément un certain nombre de problèmes liés à l’eau ainsi que leurs conséquences et solutions possibles.
Pénurie d’eau potable
L’eau est une ressource très abondante sur Terre, or, 97% de cette eau est salée et conséquemment, demeure non potable - la trop forte teneur en sel de l'eau de mer a un pouvoir déshydratant et empire donc la soif. Des quelques pourcents qu’il reste, seul le tiers est en fait disponible sous forme liquide et accessible à la consommation.[1] Le problème principal, cependant, est que cette eau potable n’est pas du tout répartie uniformément au niveau planétaire. Par exemple, tandis que certaines régions d’Amérique du Nord offrent plus de 600 000 m3 d’eau douce par personne et par année, certaines régions d’Afrique ne disposent que de quelques centaines de mètres cube.[1] La pénurie d’eau n’est donc pas généralisée sur toute la planète, cependant, on se doit de comprendre que les impacts de cette pénurie dépassent largement les frontières politiques entre pays. Selon l’ONU, l’inégalité de la répartition de l’eau douce sur Terre sera l’une des plus grandes sources de conflit pour l’avenir.[1] Les changements climatiques et la diminution des pluies et des précipitations ne feront qu’aggraver la situation.[4]
Photo de gauche prise par Malene Thyssen.
Un problème tout aussi grave que la pénurie est la surconsommation, la mauvaise gestion de la ressource et le gaspillage. Et contrairement au problème de pénurie, celui-ci est largement généralisé à la planète entière. Voici quelques chiffres afin d’illustrer le problème : plus de 65% de l’eau douce prélevée en Amérique du Nord n’est pas consommée et se trouve donc essentiellement gaspillée. Voici les mêmes proportions pour le reste de la planète : Europe 56%; Amérique du Sud 40%; Australie 40%; Asie 39% et Afrique 29%. [2] Les chiffres sont éloquents, voire troublants !
Pénurie d’eau ?!
J’écoutais le film du politicien américain Al Gore – An Inconvenient Truth – et ce dernier affirme que d’ici les prochaines décennies, la Terre sera pratiquement engloutie par l’eau dû à la fonte des glaciers et à l’augmentation du niveau des océans… Tout ça me semble contradictoire, ne devrait-on pas tous se mettre d’accord sur le problème ?
On doit faire très attention ici pour ne pas confondre des problèmes complètement différents. Le réchauffement climatique est un fait bien réel, tout comme la hausse du niveau des océans. Les conséquences liées à ces changements climatiques demeurent encore imprévisibles et il est possible qu’elles frisent la catastrophe, cependant, cette eau n’est pas potable et ne pourra en aucun cas solutionner le problème du manque d’eau nécessaire à la consommation. En ce sens, alors que l’on prévoit une augmentation du niveau des océans, les spécialistes voient venir d’importantes baisses des réserves d’eau douce à l’intérieur des continents.[4]
Il y a quelque chose que je ne saisis pas tout à fait. N’avons-nous pas trouvé un moyen de dessaler l’eau de mer ? Je veux dire, à l'époque où nous vivons, ne sommes-nous pas capable de séparer le sel de l'eau ?
Il existe essentiellement deux méthodes pour dessaler l’eau (les procédés de distillation et d’osmose inverse), cependant, ces méthodes sont coûteuses, tant au niveau financier qu'au niveau énergétique. Seuls les pays très riches et possédant peu de ressources en eau tels le Koweït et l’Arabie Saoudite peuvent se permettent de produire de l’eau de consommation selon ces procédés.
Photo de gauche prise par Malene Thyssen.
Ok ! Pourquoi dit-on que l'eau est une ressource renouvelable si nous sommes tranquillement en train d'épuiser la ressource ?
Ressource renouvelable, mais pas inépuisable
Par définition, une ressource renouvelable est une ressource naturelle dont les quantités peuvent se reconstituer sur une période courte à l’échelle humaine.[5] Cependant, pour qu’une ressource soit réellement considérée comme renouvelable, elle doit aussi se renouveler plus rapidement qu’elle n’est consommée. C’est en ce sens que l’on doit être prudent à considérer l’eau comme une ressource renouvelable. De plus, cet aspect renouvelable dépend entièrement du cycle de l’eau et un simple débalançement de ce cycle – tel que causé par une diminution de précipitations ou des changements climatiques – pourrait avoir de graves conséquences, voire limiter le renouvellement de la ressource. Pour ce qui est de l’eau potable, aucun doute que celle-ci n’est pas inépuisable. On puise celle-ci dans nos lacs, rivières et dans les sous-terrains, et comme tu l'affirmes, ces réserves diminuent.
Ne retrouve-t-on pas aussi l’eau potable dans les glaciers ? Ne constituent-ils pas une grande réserve d’eau potable ?
Oui, tu as raison. En ce sens, l’Antarctique constitue le plus gros réservoir d’eau douce au monde.[2] N’oublions pas cependant qu’il serait loin d'être facile ou abordable d’aller chercher nos besoins en eau potable jusqu'en Antarctique. Un peu loin pour une bonne limonade bien froide, non ?!
Gauche : image satellite de l'Antarctique (NASA); Droite : photo du Mont Herschel en Antarctique prise par Andrew Mandemaker.
Eau versus les industries et l’agriculture
Un autre point important à considérer serait la présence de polluants dans notre eau. Que ce soit celle des rivières, des lacs ou des sous-terrains, la pollution de l’eau demeure un phénomène très présent à l’échelle planétaire, phénomène intimement lié à l’épuisement des ressources d’eau potable d'ailleurs. La pollution de l’eau peut se traduire par la présence d’éléments très variés : nitrates, pesticides, chlore, plomb, calcaire, etc.[6] Ces éléments nuisibles peuvent provenir de bien des endroits, mais ils sont souvent liés à une présence agricole, industrielle ou domestique. Sachons que tous avons un rôle excessivement important à jouer quant à la préservation de la qualité de notre eau. Sensibilisons-nous au problème, mais évitons aussi de condamner aveuglement les agriculteurs et industries. Bon nombre de ceux-ci ont dépensé d'importantes sommes d'argent afin de minimiser le rejet d'éléments polluants. On se doit de comprendre que tous faisons partie à la fois du problème et de la solution.
Aspects pédagogiques et enrichissement
Le webmestre
Vous n'êtes pas d'accord avec certaines opinions du texte ? Écrivez-nous !
[2] : Journal La Presse du samedi 6 octobre 2007, dossier environnement.
2 commentaires
vendredi 10 août 2007
Contrer l'effervescence des algues bleu-vert
La première chose à noter concernant les algues bleues serait le fait que celles-ci ne sont pas du tout des algues ! Il s'agit en effet de bactéries, les cyanobactéries. Ces petits organismes ont en effet été prénommés « algues bleues » car pour bien longtemps on croyait qu'il s'agissait d'algues, dû au fait qu'elles pratiquent la photosynthèse et se tiennent en colonies compactes, [1] tout comme les algues.
Les cyanobactéries sont des organismes photoautothrophes : elles tirent leur énergie directement de la lumière solaire. En fait, pour vivre, ces bactéries n'ont besoin que d'eau, de dioxyde de carbone, de lumière ainsi que de divers autres nutriments tel que le phosphore. [2]
Est-ce vrai que ces organismes peuvent être dangeureux pour l'être humain ?
Ces bactéries produisent différentes cyanotoxines qui peuvent s'attaquer au foie, à la peau ou encore au système nerveux. Ces toxines peuvent donc être dangeureuses pour l'être humain et on doit éviter de se baigner dans un lac présentant une effervescence d'algues bleues ou encore boire de l'eau contaminée. Ces organismes peuvent être dangereux aussi pour les animaux et une fleur d'eau de cyanobactéries peut donc être assez problématique pour les éleveurs de bétail situés près de cours d'eau.
Qu'est-ce qui peut bien causer l'apparition de ces bactéries ?
Les cyanobactéries se développent habituellement pendant l'été dans des milieux aquatiques riches en nutriments. Plusieurs éléments naturels tels que la variation de la température, la vitesse du vent et l'ensoleillement peuvent influencer la prolifération de ces organismes, mais certains gestes humains ont aussi un rôle important à jouer sur ce sujet :
Photo prise par Christian Fischer, un biologiste allemand.
De nombreux fertilisants et herbicides utilisés en agriculture contiennent beaucoup de phosphore et d'azote, les deux nutriments principaux favorisant la formation d'algues bleues. N'oublions pas que les divers composants de ces fertilisants utilisés sur les terres agricoles se retrouvent dans les lacs et rivières avoisinants, transportés rapidement par l'eau des précipitations...
L'érosion du sol est aussi l'une des causes principales de l'ajout de nutriments dans l'eau, considérant que l'on retrouve beaucoup de phosphore dans le sol. De plus, rappelons-nous que la coupe des arbres favorise l'érosion et conséquemment la déforestation des rives est directement reliée à la prolifération de cyanobactéries. Finalement, le déversement d'égoûts dans nos lacs (pratique encore commune, malheureusement!) constitue aussi l'une des causes importantes de l'apparition des cyanobactéries.
Nous avons tous notre rôle à jouer dans la protection de nos lacs et rivières. Il est important que l'on se rende compte que nos ressources naturelles sont fragiles et nécessitent notre attention constante. Un bon début serait d'arrêter d'acheter du savon à vaisselle contenant du phosphore !
Aspects pédagogiques
Le webmestre
Aucun commentaire
dimanche 15 juillet 2007
Cyanobactéries (algues bleues)
Ma famille et moi, avons un chalet sur le bord d'un lac du Québec. J'avais très hâte d'y aller pour les vacances d'été pour me baigner et jouer sur les bords de l'eau. Lorsque nous sommes enfin arrivés au chalet, la municipalité avait interdit la consommation de l'eau provenant du lac et la baignade car les algues bleues avaient envahi le lac. Je sais qu'on les appelle aussi les cyanobactéries et qu'elles peuvent être toxiques, mais j'aimerais savoir pourquoi elles envahissent nos lacs et que peut-on faire pour éviter leur prolifération ?
Merci de votre réponse
Alexandre
Un commentaire
lundi 23 avril 2007
Pourquoi dit-on que les oceans sont les "vrais" poumons de la Terre?

Voici la réponse à la question de la semaine passée:
Comme les végétaux verts transforment le gaz carbonique en oxygène au cours du processus de photosynthèse, on surnomme bien souvent la forêt comme étant les poumons de la Terre. Cependant, est-ce que cette expression est vraiment juste?
Dans un récent article publié sur Internet (voir lien suivant), on démontre bien que même si les forêts sont un grand producteur d'oxygène, elles se sont pas le principal sur Terre!
Les plus grands producteurs d'oxygène sont en fait les océans grâce aux minuscules algues sous-marines qu'ils abritent. Ce plancton végétal - ou phytoplancton - constitue une biomasse plus importante que celle des forêts du monde et conséquemment, ils se méritent le titre de poumon de la Terre.
Donc, en plus de chercher à contrôler la déforestation, l'humain se DOIT de sauver les océans!
Équipe de monpetitpas.com
Un commentaire
|