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jeudi 29 juillet 2010

Quand tombent les arbres...

Partir en vacances pour l’été, n’est-ce pas ce qu’il y a de mieux ? Aller à la plage, à la campagne ou en forêt. Profiter des beaux paysages que seule la nature peut nous fournir. En famille, retrouver un chemin de terre au milieu de la forêt qui nous mènera à un chalet au bord d’un lac. Les histoires autour d’un feu de camp, la nourriture sur le barbecue, le sac de couchage comme couverture. Pendant ces moments, on prend conscience de la richesse de notre environnement. On se rend alors compte d’un lien profond, comme si l’humain était constamment à la recherche d’une coexistence harmonieuse avec la nature. Mais l’équilibre est précaire. En effet, à l’heure où la déforestation gagne en ampleur, c’est à se demander si le futur nous permettra de revivre ces moments inoubliables.


La déforestation



Le phénomène de la déforestation est une régression des surfaces couvertes de forêt. Il ne s’agit pas d’un phénomène récent. Au Moyen-Âge, déjà, le défrichage et les coupes pour le bois de chauffage et comme matériau de construction ont provoqué une déforestation alarmante en Europe. Depuis ce temps, une multitude de pays ont emboîté le pas. Pour l’être humain, la déforestation permet de répondre à deux nécessités : la survie et le développement économique. L’évolution rapide des sociétés requière davantage d’espaces cultivables et de sources d'énergie. Pour progresser, il a donc fallu couper massivement la forêt. Or, détruire la forêt ampute la biosphère d’une partie de ses poumons. En abattant le filtre naturel que sont les arbres et en augmentant abusivement les sources de CO₂, le développement des sociétés a rompu l’équilibre de la nature.


Illustration de gauche : Will Ellis

Les causes

L’humain est le plus grand responsable de la déforestation. Encore aujourd’hui, l’agriculture est la principale cause alors que le besoin en bois de chauffage suit de près. 75% des pertes forestières proviennent uniquement de l’expansion agricole. Les pays où la déforestation est la plus marquée sont actuellement à très forte croissance démographique, et pour cause. Les pays sous-développés tentent de développer une meilleure économie. Ils déboisent pour l’agriculture et le bois, ce qui fournit de nombreux avantages économiques, mais aussi de graves conséquences pour les écosystèmes des forêts. Autres facteurs nuisibles : les incendies, la pollution, le tourisme, les guerres, les phénomènes naturels (éruptions volcaniques, raz-de-marée, sécheresses, orages secs), les maladies, les champignons et les animaux (herbivores et insectes phytophages).


Illustrations : Dirk van der Made (Biodiversité) Hubert Stoffels (Eau)

Les conséquences

Depuis 1950, trois grandes zones de déforestations suivent leur cours : l’Amazonie, l’Afrique équatoriale et la zone asiatique Malaisie/Indonésie. En 2005, les forêts occupaient environ 30% des terres émergées du globe. Pourtant, chaque année, environ 13 millions d’hectares de forêts disparaissent, soit l’équivalent de la surface de la Grèce à chaque année. Les conséquences sont catastrophiques.

Jour après jour, la forêt recule au profit de l’homme. Les répercussions sont graves. Non seulement l’être humain est affecté, mais tout ce qui vit sur la Terre. De nombreux spécialistes confirment l’état de la catastrophe. Francis Hallé, botaniste et spécialiste des forêts tropicales : «Les forêts primaires, qui regroupent 75 à 90% de la diversité biologique de la planète, disparaissent peu à peu de la surface de la Terre. À ce rythme, elles auront disparu dans dix ans». Hubert Reeves, dans Mal de Terre, indique que : «on aurait détruit pendant le 20e siècle plus de la moitié de la forêt mondiale». Selon les experts, si le rythme de coupe ne diminue pas drastiquement, la totalité de la forêt aura disparu avant la fin du siècle. Nos enfants pourront donc d’abord observer la disparation des forêts primaires, puis la déforestation totale de la surface de la Terre. Ainsi, je vous conseille de profiter de vos vacances pour vous rapprocher de la nature, pendant qu’elle existe...


Illustration de l'enfant : Azoreg

mardi 29 juin 2010

Les aliments, ces grands voyageurs

C’est l’heure de manger. Ta mère t’a préparé un repas fantastique. Tu as l’eau à la bouche. Déjà, tu t’imagines déguster ce délice. Soudainement, tu te rappelles un article renfermant une statistique impressionnante : “En Amérique du Nord, les aliments parcourent en moyenne 2500 kilomètres”. Tu regardes ton assiette. Ton repas a fait beaucoup de chemin avant de se retrouver devant toi. Tu te poses alors des questions. D’où proviennent ces fraises, ce jus d’orange, ces arachides ? Pourquoi parcourent-ils autant de distance ? Quel est l’impact sur l’environnement ? Quoi faire pour réduire ce fameux “kilométrage alimentaire” ?


Le kilométrage alimentaire

Le kilométrage alimentaire calcule le parcours total d’un aliment à partir de sa fabrication jusqu’à son arrivée chez le consommateur. Il adopte une approche globale en prenant en compte les étapes de transformation, les transports utilisés, l’énergie consommée et la distribution. Les résultats sont étonnants ! L’exemple le plus connu provient d’un laboratoire allemand qui a étudié le kilométrage alimentaire d’un yogourt aux fruits en prenant en compte les matières alimentaires, les matières nécessaires à la confection du pot, etc. Et bien, le laboratoire a démontré un total de 9115 km parcourus ! Un pot de yogourt qui fait le quart du tour de la planète, voilà toute une marque olympique !


Illustration : Pinpin

Pourquoi les aliments voyagent-ils autant ?

L’ouverture des marchés a grandement favorisé l’exportation et l’importation de matières alimentaires et de matières pour l’emballage. La mondialisation permet d’exploiter des pays où les conditions de travail sont modestes, voire inexistantes. Les coûts minimes engendrés par les moyens de transports et par la main d’oeuvre bon marché expliquent la raison pour laquelle les compagnies favorisent de plus en plus le transport des aliments. Au Royaume-Uni, la tendance est aussi à la hausse. Le camion étant le moyen de transport d’aliments par excellence, sa quantité de nourriture transportée depuis 1978 a augmenté de 27 % et sa distance parcourue de 50 %. L’augmentation du kilomètrage alimentaire a bien sûr ses impacts néfastes sur l’environnement.


Illustrations (camion) : PRA (automobiles) : Osvaldo Gago

Effets sur l’environnement

L’ouverture des marchés décuple le kilométrage alimentaire et, parallèlement, les émissions de CO² dans l’environnement. Entre 1973 et 1992, aux États-Unis, le transport de cargaisons a augmenté la quantité d’émissions de CO² de 23 %. Plus tard, en 2002, le secteur alimentaire du Royaume-Uni émettaient 8.7 % du total des émissions de CO² du pays. De plus, l’utilisation d’un moyen plus polluant est en gain de popularité : l’avion-cargo. Le trafic aérien a en effet augmenté de 140 % au Royaume-Uni depuis 1992. Il va sans dire que le trafic aérien est le plus polluant des moyens de transport. Le tableau ci-dessous met en relief la pollution émise par les différents moyens de transport. Les données expriment la quantité de CO² libérée sur un kilomètre par le transport d’une tonne de nourriture.

La longue distance engendre d’autres problèmes : la fraîcheur des aliments nécessite une réfrigération coûteuse en énergie et un surplus d’emballages qui accroît les matières résiduelles. Aussi, ces emballages proviennent souvent d’une usine d’un autre pays, ce qui occasionne encore d’autres émissions de CO² en moyens de transport...

En somme, le kilométrage alimentaire pollue triplement, car il y a le transport :

  1. destiné à l’assemblage des éléments de la chaîne de production (aliments de base, emballages);
  2. servant à acheminer les produits aux points de vente et aux distributeurs (épicerie, supermarché, etc.);
  3. utilisé par le consommateur qui se rend régulièrement aux points de vente.

La mondialisation a sa part de responsabilité vis-à-vis la destruction de la couche d’ozone. Pour limiter les dégâts, réduisez le kilométrage alimentaire !

Le mot d’ordre : acheter local !


Illustration : NightThree

La solution la plus simple pour réduire le kilométrage alimentaire est de se procurer des aliments locaux. Pourquoi ? Encourager l’agriculture locale permet de :

  1. réduire grandement le kilométrage alimentaire;
  2. limiter la quantitié d’emballages et de pesticides;
  3. soutenir l’économie locale;
  4. contribuer à la biodiversité agricole;
  5. défendre le principe de la souveraineté alimentaire;
  6. savourer des aliments généralement plus frais et plus nutritifs.

Évidemment, nous n’avons pas tous les moyens d’acheter uniquement des produits locaux. Le prix des fraises de la Californie est plus bas que celui des fraises de mon propre voisin... Aussi, les saisons limitent notre pouvoir d’achat : impossible d’acheter de bons légumes du marché pendant l’hiver. Ces particularités limitent notre pouvoir d’action, mais il faut se questionner sur nos habitudes en tant que consommateur. Afin de prendre des décisions éclairées, il faut demander plus d’informations aux commis des supermarchés, des restaurants et des magasins sur l’origine des aliments vendus. Il est important de connaître la provenance de notre nourriture ! Et toi, combien de kilomètres contient ton assiette ?


mardi 1 juin 2010

Le recyclage à l'école

Bonjour ! J'enseigne à l'école secondaire de Cabano en déficience intellectuelle (15 à 21 ans). Mes élèves sont abasourdis et découragés de voir à quel point les élèves du régulier ne font pas attention à ce qu'ils jettent (papier, carton, plastique, bouteilles d'eau encore pleines, etc.) dans les poubelles, et ce, même si l'école dispose de contenants à cet usage et même si nous publions divers messages pour les sensibiliser. Mes élèves trouvent important de faire le tour des poubelles pour y récupérer les bouteilles, les cartons et les cannettes récupérables (même si ce n'est pas très propre). Ils ont quand même confiance qu'un jour ce problème n'existera plus dans notre belle école.

-Sonia Ouellet, enseignante en adaptation scolaire et sociale


Félicitations aux élèves de l'unité d'enseignement individualisé (UEI) de l'école secondaire de Cabano pour leur dynamisme et pour leur maturité exemplaire. Souhaitons que ces actions en inspirent d'autres !

mardi 25 mai 2010

Les marées noires

Rarement entendons-nous parler de notre environnement dans les nouvelles, et ce qui se rend à nos oreilles est généralement catastrophique. Récemment, nous avons entendu parler de la marée noire au golfe du Mexique. Cette catastrophe écologique mérite d’être bien comprise, parce que lorsqu’elle atteint les côtes (dans ce cas-ci, celles de la Louisiane), il y a des dommages irréversibles. Qu’est-ce qu’une marée noire ? Quelles sont ses causes et, surtout, ses conséquences sur l’environnement ? Comment l’être humain gère-t-il ce type de désastre ? Voici les détails du fléau qui envahit l’Amérique en ces heures sombres.


La définition d’une marée noire

Il s’agit d’une importante quantité de pétrole à la surface de l’eau qui est ramenée vers les côtes. Pourquoi à la surface de l’eau ? Parce que lorsque le pétrole se déverse dans l’eau, il ne se mélange pas. En fait, parce qu’il est plus léger que l’eau, il flotte. La masse de pétrole suit ensuite les courants pour finalement atteindre une côte.


Les causes

Habituellement, les marées noires proviennent d’un déversement de pétrolier, d’un accident sur une plateforme pétrolière ou d’un oléoduc qui cède.


Les conséquences

Pollution en mer

En mer, les marées noires affectent particulièrement les animaux qui utilisent la surface des eaux, soit principalement les oiseaux de mer et les mammifères marins. Les premiers doivent se nourrir et se reposer entre deux vols. Les deuxièmes utilisent la surface pour respirer. Or, les nappes d’hydrocarbures (marées noires) souillent le plumage des oiseaux et le pelage des mammifères. Les oiseaux perdent leur isolation thermique, leur flottabilité et leur portance. Les mammifères, qui se lèchent le pelage, risquent d’ingérer des substances qui provoqueront de l’étouffement et de l’irritation. Aussi, avec les hydrocarbures dans leur organisme, ils auront des difficultés à s’alimenter et à se mouvoir. Les poissons et les mollusques, eux, subiront la dégénérescence de leurs branchies. Ainsi, impossible de respirer.

Images tirées du site marees-noires.com

Pollution du littoral

Sur le littoral (côte), les oiseaux de mer et les mammifères marins sont encore affectés. S’ajoutent cependant les peuplements d’algues, de poissons, de crustacés et de coquillages qui vivent sur les rochers, le sable des plages ou les mares du littoral touché. Outre les mêmes phénomènes de souillure et d’engluement qui les touchent, il ne faut pas oublier certains constituants des pétroles qui sont toxiques et qui peuvent entraîner une mort rapide ou une perturbation grave des fonctions de base de l’organisme touché. Ces constituants sont les hydrocarbures aromatiques polycycliques ou HAP.

Image de gauche tirée du site marees-noires.com

Les moyens utilisés par l’être humain

Agir rapidement !

Les premiers gestes posés dans les premières heures sont déterminants. Disperser une nappe de pétrole au large, maintenir une quantité maximale de pétrole dans les réservoirs touchés, favoriser le brûlage, déployer des barrages, mettre en oeuvre des équipes compétentes et bien dirigées, tout cela dans le but de limiter l’impact le plus rapidement possible.

Images tirées du site marees-noires.com

Ensuite, les équipes auront à travailler encore plus fort au nettoyage du littoral. D’abord, le nettoyage grossier permet de retirer le maximum de pétrole des côtes. Ainsi, les polluants ne s’étendront pas par les marées ou la houle. Une fois la tâche effectuée, les équipes s’affaireront au nettoyage fin de la zone affectée. Tout dépendant des caractéristiques de la zone, du type de polluant, de son ampleur et de la qualité de nettoyage désirée, il existe une large gamme de techniques. Généralement, les surfaces polluées seront lavées à l’eau froide sous pression.

Image de droite tirée du site marees-noires.com Images tirées du site marees-noires.com

Après le nettoyage de la catastrophe, il faut penser à la restauration du littoral et s’affairer à nettoyer les oiseaux ainsi que les mammifères. Facile à dire. Il ne faut pas croire que les animaux soient parfaitement guéris un jour. Un nombre élevé d’animaux nettoyés meurent dans les mois suivant leur remise en liberté. La cause ? La pollution et l’ingestion d’hydrocarbures ne permettront pas aux animaux de retrouver leurs défenses d’autrefois... Le littoral ne reviendra jamais comme avant non plus. Il existe des moyens comme la restauration botanique et la recolonisation naturelle, mais des traces d’hydrocarbures se retrouveront à tout jamais dans le sol... Au moment où la fuite n’est toujours pas colmatée et où les courants océaniques dispersent les nappes vers d’autres littoraux, il faut se questionner par rapport au bien-fondé de l’exploitation du pétrole. N’y aurait-il pas d’autres formes d’énergies écologiquement responsables qui nous permettraient de fonctionner ?

Aspects pédagogiques et enrichissement

lundi 10 mai 2010

Les catastrophes naturelles

Généralement, c’est l’homme qui est à la source des différentes formes de pollutions qui touchent notre planète. Pourtant, il faut considérer que l’être humain n’est pas le seul agent à participer à la dégradation de notre écosystème. D’autres provoquent aussi des dégâts à l’environnement. Il y a la forme animale, représentée par le castor, qui aménage des territoires qui nuisent à l’écoulement des eaux. Mais cet article portera plutôt sur une autre forme, soit la forme ...naturelle. N’oublions pas que l’environnement, par les catastrophes naturelles, peut s’attaquer et se détruire par lui-même.


Séismes

Les séismes surviennent lorsqu’un volcan s’effondre lui-même. Tout d’abord, il faut qu’il se crée de l’espace sous la terre. Cet espace (soulèvement du fond marin ou de la croûte terrestre) permettra au volcan de se dégager et de se détruire. Cependant, l’espace libéré se dirige vers la surface et provoque une onde sismique, ou tremblements de terre. Les conséquences d’un tremblement de terre peuvent être très négatives (destruction de l’écosystème et des constructions humaines), mais aussi mortelles comme au Chili et surtout en Haïti (2010).




Tsunamis ou raz-de-marée

Les tsunamis sont habituellement provoqués par un séisme sous-marin, par un glissement de terrain ou par une éruption volcanique. Dans tous les cas, le soulèvement du fond marin fait gonfler la masse d’eau qui se transforme en une immense vague. Cette vague atteint une très grande vitesse (jusqu’à 800 km/heure) et grossit en eau peu profonde (allant parfois à 30 m de hauteur). Le tsunami s’abat ensuite sur les côtes et peut s’étendre jusqu’à l’intérieur des terres en raison de sa grande vitesse et de sa hauteur. Les conséquences peuvent aussi s’avérer mortelles. Nous n’avons qu’à penser aux Îles Samoa en 2009, à l’Indonésie en 2006 ou à l’histoire tragique de 2004 sur les côtes de l’océan Indien.





Glissements de terrain

Ce phénomène géologique se décrit par une masse de terre qui descend une pente. Cette masse de terre contient des sédiments et des roches. Elle peut atteindre une grande vitesse et dévaler les pentes sur une grande distance, emportant tout sur son passage. Les glissements de terrain sont les catastrophes naturelles les plus destructrices au Canada. Elles peuvent aussi être mortelles, comme en Égypte et en Chine en 2008 ou aux Philippines en 2006.




Éruption volcanique

Les éruptions volcaniques, caractérisées par l’émission de laves, sont aussi des catastrophes naturelles qui peuvent causer des dommages considérables. On n’a qu’à penser aux coulées de lave qui détruisent la végétation et les constructions. Elles engloutissent des villes entières et les habitants qui n’ont pas eu le temps d’évacuer. Il y a aussi les cendres volcaniques qui, lorsqu’elles retombent, peuvent détruire des cultures entières, sans oublier qu’elles paralysent le transport, comme en Europe en 2010.





À noter que ces catastrophes naturelles sont toutes d’origine volcanique. Il ne faut toutefois pas négliger les catastrophes climatiques comme les canicules, les tornades, les ouragans (Katrina en 2005), les avalanches et les inondations, qui peuvent être tout aussi destructrices et mortelles.

Illustration (tornade) : Justin Hobson

Comment l’humain a su s’adapter à cette réalité ? Les développements de la science météorologique, les médias et la politique permettent aujourd’hui de prévoir et de gérer l’évacuation des populations de façon efficace. Mais qu’en est-il de la faune et de la flore ? Qui s’en préoccupe quand elle s’en prend à elle-même ? La nature possède une puissance inouïe qu’il ne faut pas négliger. Elle influence l’être humain et lui rappelle qu’il ne faut pas l’oublier. Après tout, l’être humain s’est établi en fonction de la nature et non le contraire. La nature ne choisit pas ses habitants. Dommage, car l’humain reste l’ennemi numéro un pour l’environnement.



Aspects pédagogiques et enrichissement


samedi 9 août 2008

Le champ de glace



J'ai récemment eu la chance de visiter l'un des endroits les plus impressionnants et majestueux du monde : il s'agit d'une petite ville de l'Arctique située sur la côte ouest du Groenland. La petite communauté Inuit porte le nom d'Ilulissat, ce qui signifie La ville des Icebergs en groenlandais. Tout près de 4500 personnes demeurent dans ce petit village situé à la sortie d'un fjord long de plus de 40 km et rempli d'énormes icebergs produits par un glacier qui se nomme Sermeq Kujalleq.

Le glacier pousse constamment sa glace en direction de l'océan, mais les blocs les plus massifs qu'il produit restent toutefois coincés à l'embouchure du fjord et leur vue à partir du village crée tout le charme de l'endroit. Ces icebergs, qui peuvent atteindre plusieurs centaines de mètres de profondeur (sous la surface de l'eau) ne seront libérés que lorsque la marée sera assez haute ou lorsqu'ils seront assez érodés pour se faufiler jusqu'à l'océan où ils continueront leur périple dans l'Atlantique.



Les glaciers ne sont pas vivants, bien entendu; ils ne sont constitués que de neige et de glace ! Mais malgré tout, ces géants demeurent en continuel mouvement sur la surface de la Terre. En fait le glacier Sermeq Kujalleq est l'un des des plus rapides au monde : durant l'été, il avance à une vitesse de tout près de 35 mètres par jour, ce qui est excessivement rapide ! Un glacier « normal » avance habituellement à une vitesse de 1 à 3 mètres par jour.

Depuis les dernières décennies, certains phénomènes ont pu être observés un peu partout sur la planète qui témoignent du réchauffement climatique. Certes, la plupart des glaciers avancent aujourd'hui à un rythme plus important que jadis (Sermeq Kujalleq n'y fait pas exception), mais les habitants d'Ilullissat sont en outre témoins d'un autre phénomène propre au réchauffement climatique : la démarquation entre le fjord de glace et le glacier lui-même a de beaucoup reculée depuis les dernières années. Une conséquence de ce phénomène est que les icebergs qui se forment ont tendance à être beaucoup plus petits qu'auparavant : maintenant que la glace du fjord n'est plus rattachée au glacier, la glace se détachant de ce dernier le fait par blocs beaucoup plus petits... Malgré tout, les icebergs que l'on aperçoit de nos jours demeurent très impressionnants !



Fait plutôt intéressant : plusieurs glaciologues et historiens soupçonnent que l'iceberg que frappa le Titanic fut issu à même Sermeq Kujalleq !

Un voyageur avide d'aventures !


Aspects pédagogiques et enrichissement

jeudi 1 mai 2008

Recyclage sur le chemin de l'école

Je vous écris pour vous faire part de l'engagement exceptionnel de Vincent Lanctôt envers son environnement. Sur le chemin de retour de l'école, midi et soir depuis la fonte des neiges, Vincent ramasse les déchets recyclables qu'il trouve par terre. Tout fier de lui, il met le tout dans le bac bleu avant d'entrer dans la maison et de se laver les mains. Son ami Gabriel Gagnon se joint à lui chaque fois qu'ils marchent ensemble ; Vincent est un exemple pour ses amis ainsi que pour sa famille. Bravo Vincent !





Vincent se demande pourquoi il y a de nouveaux déchets recyclables par terre chaque jour sur le chemin de l'école. Difficile de comprendre pourquoi les « grands » ne donnent pas l'exemple... Un jour ce sera toi le grand, Vincent, et souhaitons que ton initiative aura touché quelques personnes et que toi-même n'auras pas oublié le printemps de tes 7 ans.


Une maman très fière,

Audrey Larroquette

mardi 22 avril 2008

Le jour de la Terre en alexandrins


C'est à l'eau froide que je rince mon assiette
Mes douches sont de plus en plus tièdes et courtes
Je rassemble tous les papiers pour leur cueillette
J'agis éco «logiquement», coûte que coûte !

J'échange des objets avec mes camarades
Jamais je ne jette des déchets en forêt
Ni même au centre-ville lors d'une balade
J'agis éco «logiquement et sans arrêt !»

Si je brosse mes dents, je ferme la champlure
Je pense avant d'ouvrir le réfrigérateur
Je m'implique dans la protection de la nature
J'agis éco «logiquement» toutes les heures.




jeudi 27 mars 2008

Pas à pas

Pierre et moi allons à l'école à pied ou à vélo. Matins ensoleillés, nuageux ou pluvieux, nous nous armons, selon le climat, de chapeaux, de parapluies, de bottes d'hiver ou d'eau. Par les matins chauds du mois de juin, nous attrapons un simple sourire en coin. Et nous voilà en route.





Au passage, Thomas et Charles se joignent à nous. Que ces balades quotidiennes commencent bien la journée ! Évidemment, nous partons tôt de la maison pour arriver à temps à l'école. L'autobus avance plus vite que nous, mais il arrête très souvent. Son trajet s'avère long. La preuve, nous arrivons quelquefois avant lui à destination !

Nous sommes prudents en empruntant un trajet sécuritaire. Lorsque nous étions jeunes, notre père nous accompagnait. Il nous expliquait alors le code de la route et les règles incontournables à suivre. Maintenant, nous sommes plus
autonomes !

En marchant, la seule chose que nous brûlons, c'est l'énergie de notre corps. Nul besoin de brûler du carburant polluant ! De plus, il n'y a pas de meilleure solution au sommeil profond que l'exercice.. Au pas, camarades !





Même la fin de semaine, ma famille et moi privilégions la marche et le vélo pour aller faire les courses ou pour visiter mon oncle. J'adore ces sorties en famille. L'automne, nous observons les feuilles multicolores, l'hiver nous nous laissons éblouir par la blancheur du décor, l'été nous profitons pour cueillir les fleurs qui longent la route.

Si le temps est trop vilain ou que nous sommes en retard, nous prenons l'autobus de la ville, c'est-à-dire le transport en commun. Cette solution est plus écologique que l'automobile : un seul moteur pour une foule de personnes ! Il m'arrive parfois d'y lire un peu ou même d'y roupiller un brin.

Dans la grande ville de Montréal, il y a le métro : des wagons souterrains sur les rails. Ils peuvent transporter des milliers de personnes à la fois, rapidement et efficacement, à peu de frais et en réduisant l'utilisation de carburant. Si chaque personne utilise une voiture, imagine la quantité de carburant brûlé !





Clémentine, ma cousine, habite à la campagne. Aucun autobus à des kilomètres. Cependant, sa mère voyage avec des collègues de travail. Ils font du covoiturage, c'est-à-dire qu'ils utilisent, à tour de rôle, une seule voiture pour effectuer le même trajet. Une automobile pleine, c'est une solution saine ! En plus d'être moins polluant, ce moyen permet d'avoir du plaisir en groupe en circulant !



Aspects pédagogiques

Texte et questions par Amélie Lapierre


samedi 19 janvier 2008

L'environnement et la pollution...

La pollution est une réalité très présente dans notre environnement, et ce, sous plusieurs formes complètement différentes. Tous ces types de pollution ne présentent pas le même degré de destruction, mais il demeure tout de même important de reconnaître leur présence. Voici une courte liste de certains des visages que peut prendre la pollution ainsi que quelques-uns de ses effets néfastes pour l'environnement.

Rappelons-nous cependant que la pollution est le résultat de nos choix en tant que société de consommation. On la condamne, mais on ne veut pas non plus radicalement changer notre mode de vie. Le véritable défi est d'arriver à l'équilibre écologique versus économique.




Pollution de l'air :
La pollution de l'air est possiblement le type de pollution le plus connu de tous. Elle est causée principalement par les gaz et particules rejetés dans l'atmosphère par les automobiles, les centrales thermiques, d'autres industries ou encore par certains phénomènes naturels (volcan!) [1]. Les pluies acides et le smog (fumée dense au-dessus des villes) sont deux des résultats de la pollution de l'air et ils causent des problèmes de coeur et des problèmes de poumons chez tous les animaux, pas seulement chez l'être humain.

Pollution du sol :
La pollution du sol est bien souvent d'origine industrielle, c'est à dire que certaines entreprises ne prennent pas toujours les précautions nécessaires pour éviter les fuites de déchets toxiques. L'agriculture est aussi l'une des causes de la pollution des sols. Pensons seulement aux engrais, aux insecticides, aux pesticides... [2].

Pollution de l'eau :
La polluion de l'eau est bien souvent directement liée à la pollution des sols. La pluie transporte rapidement les pesticides et les autres substances toxiques, de la terre ferme, aux mers et océans. L'eutrophisation des lacs et rivières est l'un des effets de cette pollution. Elle engendre, entre autres, une augmentation de la présence d'algues ainsi qu'une diminution de la biodiversité animale et végétale [3].



Pollution radioactive :
Ce type de pollution est principalement causé par les industries, lors de la production d'électricité à partir d'une centrale nucléaire. Les déchets qui résultent du processus sont radioactifs et donc très dommageables pour les êtres vivants : ils émettent des particules dangeureuses qui peuvent causer des tumeurs, voire des mutations...

Pollution sonore :
La pollution sonore n'est peut-être pas aussi dommageable que les précédentes, mais elle peut tout de même causer des troubles d'audition, l'irritabilité, l'insomnie et même la dépression. Il est cependant difficile de déterminer les effets de cette pollution sur les vivants autres que l'homme.

Pollution olfactive :
Cette pollution est rarement toxique, mais demeure désagréable ! On pense ici aux odeurs dégagées par les raffineries, stations d'épuration, élevages...

Pollution lumineuse :
La pollution lumineuse désigne la présence nocture anormale ou gênante de lumière ainsi que l'effet de cet éclairage artificiel sur l'ensemble de l'écosystème. Ce sujet est en fait légèrement controversé car plusieurs nient qu'il s'agisse là d'un véritable type de pollution [4].




Comme nous avons pu le constater, tous ces types de pollution affectent notre environnement, c'est à dire qu'ils nuisent au bien-être de l'être humain, mais aussi aux autres espèces qui nous entourent ! Voici quelques liens vers des sites offrant de l'information sur ces espèces menacées :

1. L'extinction des espèces
2. Animaux en danger d'extinction
3. Les animaux en danger


Pour Stéphanie : www.lenvironement.blogspot.com
Le webmestre

dimanche 30 décembre 2007

Les autos canadiennes ZENN : pas d'émission de gaz, pas de bruit ?!

Saviez-vous qu'il existe une compagnie canadienne qui développe et manufacture des automobiles ?



Bien entendu, on retrouve plusieurs entreprises au Canada qui construisent des automobiles telles que General Motors, Ford ou Chrysler, mais il s'agit là d'entreprises étrangères qui ont construit des usines de fabrication au Canada. Ce n'est pas tout à fait ce que j'avais en tête !

Il existe une entreprise canadienne, située dans le coin de Toronto, qui produit de petites voitures électriques à 100%. Ces voitures n'émettent pas de gaz -et sont donc non polluantes- et ne font pas non plus de bruit, même lorsqu'elles sont en marche. Le nom de la compagnie : ZENN (Zero Emission No Noise).
De plus, même si les bureaux chefs de cette entreprise se trouvent à Toronto, il semblerait que l'usine de fabrication se trouve à St-Jérôme, en banlieue de Montréal. Et oui, ces petites voitures sont fabiquées au Québec !

Ces petites automobiles peuvent parcourir une distance d'environ 55 km avec une seule charge de batteries et la vitesse maximale qu'elles peuvent atteindre se trouve autour de 40 km/h. Bien entendu, ces petites voitures ne sont pas faites pour l'autoroute, cependant, elles demeurent parfaites pour les personnes parcourant de courtes distances en ville.




Un problème, cependant... Il n'existe pas de concessionnaire canadien pour le moment... La Colombie-Britannique sera sans doutes la première province canadienne à vendre l'automobile en 2008 et les autres provinces sauront certainement suivre le bon exemple.

Je crois que je viens de trouver ma prochaine voiture ;o)
Voici leur site internet, pour un peu plus d'informations : zenncars.com


dimanche 2 décembre 2007

Appel au secours !


Photo importée de Googlemaps.com


Il y a maintenant quelques semaines, j'ai reçu le message suivant provenant d'une résidente de Baie-des-Sables, un petit village de la Gaspésie :


J'habite dans un petit village aux portes de la Gaspésie, plus précisément à Baie-des-Sables.
Après vérifications, nous nous sommes rendus compte que nous étions la seule municipalité de la région à avoir le service de la collecte sélective (récupération) à tous les mois plutôt qu'à toutes les deux semaines, voire à toutes les semaines.
Au mois de juin dernier, nous avons fait la demande à la ville afin d'avoir le service de récupération à tous les quinze jours pendant l'été, car la fréquence de la cueillette dans les autres municipalités nous était encore inconnue. Étant donné que durant l'été, la ville ramassait déjà nos ordures à toutes les semaines, nous nous sommes dits qu'il faudrait bien harmoniser cette cueillette avec celle de la récupération. Le conseil municipal nous a cependant répondu : « Non, achetez vous des bacs pour entreposer votre récupération ! »

Deux conseillers municipaux ont de plus décidé de faire un sondage auprès de la population, un sondage de terreur disant essentiellement aux contribuables que le fait d'augmenter la fréquence de cueillette de la récupération résultera en une augmentation des taxes...
Malgré nos démarches, le résultat de notre demande est négatif...
Je ne suis pas particulièrement surprise, mais tout de même renversée...


Baie-des-Sables étant la dernière municipalité de la région à avoir reçu le service de récupération (en 2002-2003), toute la population fut sensibilisée sur le fait de recycler et de bien recycler. La majorité des gens étaient fiers de pouvoir poser ce geste si minime en soi, mais comment important. Que de beaux discours... Sauvons la planète!

Aujourd'hui, cependant, on se fait dire par la municipalité :
« Achète-toi un bac et garde ton recyclage jusqu'à la prochaine cueillette ! »

Consommer, consommer, consommer... Nous savons qu'à la fin de l'année, nous aurons à payer un certain montant d'argent pour chaque tonne d'ordures amenées au site d'enfouissement...
Plusieurs autres contribuables m'ont dit : « Moi, ça fait deux semaines que je jette tout aux vidanges. » C'est épouvantable ! À tous les jours, on nous rappelle l'importance de recycler.
C'est la raison pour laquelle je vous demande de nous conseiller afin de convaincre certains élus municipaux entêtés et sans aucun jugement qui finalement, se balancent du recyclage, car eux en ont assez d'un seul bac ramassé une seule fois par mois...
On essaiera de les convaincre à nouveau lors de la prochaine séance municipale afin d'obtenir une cueillete aux quinze jours non seulement pendant l'été, mais à l'année! Envoyez-moi tous les arguments nécessaires, ceci nous aidera sûrement...

Merci mille fois!

Avis à tous : écrivez-moi vos commentaires quant à la situation dans laquelle le village se trouve. Je doute que Baie-des-Sables soit un cas isolé au Québec, donc essayons de trouver les meilleurs arguments qui pourraient convaincre les autorités de la région !


lundi 8 octobre 2007

L'eau : une ressource sous-estimée et mal utilisée

Depuis quelque temps, on entend beaucoup parler de l’eau, cette ressource abondante au Québec, au Canada, voire en Amérique du Nord, mais ressource en manque dans nombre de pays. Plus particulièrement, nous avons pu lire dernièrement dans certains quotidiens québécois, des articles fort intéressants sur l’eau et son étroite relation avec les industries, l’activité agricole, la société actuelle et son niveau de consommation.


Superbe image satellite de notre Terre prise par la NASA

Je dois dire qu’il m’est toujours un peu difficile de comprendre la profondeur du problème et d’apprécier à quel point nous sommes choyés d’avoir un accès si facile à « l’or bleu » en Amérique du Nord. En quoi est-ce que cette ressource est-elle menacée ? Pourquoi serons-nous en pénurie d’eau sur Terre d’ici les prochaines décennies ? La ressource ne se volatilise tout de même pas, considérant qu’il s’agit d’une ressource renouvelable !
Que se passe-t-il vraiment ?


Tout d’abord, il est important de comprendre que l’eau demeure intimement liée à la présence de la vie sur Terre. Tous les organismes vivants ont besoin de cette ressource pour survivre et conséquemment, de légères fluctuations quant au niveau des eaux d’une rivière, d’un fleuve, d’un lac ou d’un océan peut avoir de graves conséquences sur la totalité de l’écosystème. Dans le même ordre d’idées, le rejet de substances polluantes dans un cours d’eau peut avoir le même genre d’effets destructeurs. Voyons plus précisément un certain nombre de problèmes liés à l’eau ainsi que leurs conséquences et solutions possibles.

Pénurie d’eau potable
L’eau est une ressource très abondante sur Terre, or, 97% de cette eau est salée et conséquemment, demeure non potable - la trop forte teneur en sel de l'eau de mer a un pouvoir déshydratant et empire donc la soif. Des quelques pourcents qu’il reste, seul le tiers est en fait disponible sous forme liquide et accessible à la consommation.[1] Le problème principal, cependant, est que cette eau potable n’est pas du tout répartie uniformément au niveau planétaire. Par exemple, tandis que certaines régions d’Amérique du Nord offrent plus de 600 000 m3 d’eau douce par personne et par année, certaines régions d’Afrique ne disposent que de quelques centaines de mètres cube.[1] La pénurie d’eau n’est donc pas généralisée sur toute la planète, cependant, on se doit de comprendre que les impacts de cette pénurie dépassent largement les frontières politiques entre pays. Selon l’ONU, l’inégalité de la répartition de l’eau douce sur Terre sera l’une des plus grandes sources de conflit pour l’avenir.[1] Les changements climatiques et la diminution des pluies et des précipitations ne feront qu’aggraver la situation.[4]



Photo de gauche prise par Malene Thyssen.

Un problème tout aussi grave que la pénurie est la surconsommation, la mauvaise gestion de la ressource et le gaspillage. Et contrairement au problème de pénurie, celui-ci est largement généralisé à la planète entière. Voici quelques chiffres afin d’illustrer le problème : plus de 65% de l’eau douce prélevée en Amérique du Nord n’est pas consommée et se trouve donc essentiellement gaspillée. Voici les mêmes proportions pour le reste de la planète : Europe 56%; Amérique du Sud 40%; Australie 40%; Asie 39% et Afrique 29%. [2] Les chiffres sont éloquents, voire troublants !

Pénurie d’eau ?!
J’écoutais le film du politicien américain Al Gore An Inconvenient Truth – et ce dernier affirme que d’ici les prochaines décennies, la Terre sera pratiquement engloutie par l’eau dû à la fonte des glaciers et à l’augmentation du niveau des océans… Tout ça me semble contradictoire, ne devrait-on pas tous se mettre d’accord sur le problème ?

On doit faire très attention ici pour ne pas confondre des problèmes complètement différents. Le réchauffement climatique est un fait bien réel, tout comme la hausse du niveau des océans. Les conséquences liées à ces changements climatiques demeurent encore imprévisibles et il est possible qu’elles frisent la catastrophe, cependant, cette eau n’est pas potable et ne pourra en aucun cas solutionner le problème du manque d’eau nécessaire à la consommation. En ce sens, alors que l’on prévoit une augmentation du niveau des océans, les spécialistes voient venir d’importantes baisses des réserves d’eau douce à l’intérieur des continents.[4]

Il y a quelque chose que je ne saisis pas tout à fait. N’avons-nous pas trouvé un moyen de dessaler l’eau de mer ? Je veux dire, à l'époque où nous vivons, ne sommes-nous pas capable de séparer le sel de l'eau ?

Il existe essentiellement deux méthodes pour dessaler l’eau (les procédés de distillation et d’osmose inverse), cependant, ces méthodes sont coûteuses, tant au niveau financier qu'au niveau énergétique. Seuls les pays très riches et possédant peu de ressources en eau tels le Koweït et l’Arabie Saoudite peuvent se permettent de produire de l’eau de consommation selon ces procédés.



Photo de gauche prise par Malene Thyssen.

Ok ! Pourquoi dit-on que l'eau est une ressource renouvelable si nous sommes tranquillement en train d'épuiser la ressource ?

Ressource renouvelable, mais pas inépuisable
Par définition, une ressource renouvelable est une ressource naturelle dont les quantités peuvent se reconstituer sur une période courte à l’échelle humaine.[5] Cependant, pour qu’une ressource soit réellement considérée comme renouvelable, elle doit aussi se renouveler plus rapidement qu’elle n’est consommée. C’est en ce sens que l’on doit être prudent à considérer l’eau comme une ressource renouvelable. De plus, cet aspect renouvelable dépend entièrement du cycle de l’eau et un simple débalançement de ce cycle – tel que causé par une diminution de précipitations ou des changements climatiques – pourrait avoir de graves conséquences, voire limiter le renouvellement de la ressource. Pour ce qui est de l’eau potable, aucun doute que celle-ci n’est pas inépuisable. On puise celle-ci dans nos lacs, rivières et dans les sous-terrains, et comme tu l'affirmes, ces réserves diminuent.

Ne retrouve-t-on pas aussi l’eau potable dans les glaciers ? Ne constituent-ils pas une grande réserve d’eau potable ?

Oui, tu as raison. En ce sens, l’Antarctique constitue le plus gros réservoir d’eau douce au monde.[2] N’oublions pas cependant qu’il serait loin d'être facile ou abordable d’aller chercher nos besoins en eau potable jusqu'en Antarctique. Un peu loin pour une bonne limonade bien froide, non ?!



Gauche : image satellite de l'Antarctique (NASA); Droite : photo du Mont Herschel en Antarctique prise par Andrew Mandemaker.


Eau versus les industries et l’agriculture
Un autre point important à considérer serait la présence de polluants dans notre eau. Que ce soit celle des rivières, des lacs ou des sous-terrains, la pollution de l’eau demeure un phénomène très présent à l’échelle planétaire, phénomène intimement lié à l’épuisement des ressources d’eau potable d'ailleurs. La pollution de l’eau peut se traduire par la présence d’éléments très variés : nitrates, pesticides, chlore, plomb, calcaire, etc.[6] Ces éléments nuisibles peuvent provenir de bien des endroits, mais ils sont souvent liés à une présence agricole, industrielle ou domestique. Sachons que tous avons un rôle excessivement important à jouer quant à la préservation de la qualité de notre eau. Sensibilisons-nous au problème, mais évitons aussi de condamner aveuglement les agriculteurs et industries. Bon nombre de ceux-ci ont dépensé d'importantes sommes d'argent afin de minimiser le rejet d'éléments polluants. On se doit de comprendre que tous faisons partie à la fois du problème et de la solution.


Aspects pédagogiques et enrichissement

Le webmestre

Vous n'êtes pas d'accord avec certaines opinions du texte ? Écrivez-nous !

[2] : Journal La Presse du samedi 6 octobre 2007, dossier environnement.


samedi 29 septembre 2007

Réduisons la consommation !

« La classe a discuté de l'environnement et nous avons réussi à dire qu'il fallait réduire notre consommation, car recycler est bien, mais les usines de récupération créent elles-mêmes de la pollution lorsqu'elles fonctionnent. »
« Il serait bien que tous réduisions notre consommation ! »

École St-Donat

jeudi 6 septembre 2007

Recyclage du plastique

Bonjour Alexandre!

Je suis loin d'être un expert en recyclage, mais je crois tout de même pouvoir répondre à ta question.

Le sigle en triangle indique bien entendu que le produit est recyclable et les différents chiffres indiquent simplement le type de plastique utilisé. Ces informations sont surtout utilisées par les institutions de recyclage qui séparent les différentes catégories de plastiques avant le processus de récupération.



La photo de gauche représente le sigle utilisé pour le recyclage et la photo de droite -- prise par David Benbennick -- illustre le ruban de Möbius.

Quant aux lettres, elles indiquent plus exactement de quel type de plastique il s'agit et elles sont directement liées au chiffre décrit plus haut (par exemple, tous les plastiques ayant le code 5 sont fait de polypropylène PP...) Voici la correspondance entre les abbréviations et les noms complets pour les différents plastiques :

PET = Polyéthylène téréphthalate -- ex : bouteilles de boisson gazeuse
PE-HD = Polyéthylène à haute densité -- ex : bouteilles de détergent
PVC = Chlorure de polyvinyle-- ex : emballage des fromages et viandes
PE-LD = Polyéthylène à basse densité -- ex : sacs ou emballages plastiques
PP = Polypropylène -- ex : pots de yogourt et margarine
PS = Polystyrène -- ex : couvercle à café

Je pense qu'il est aussi intéressant de s'interroger sur la signification même du sigle triangulaire utilisé généralement pour le recyclage. Ce petit triangle correspond en fait à une figure très bien connu dans le domaine des mathématiques. Il s'agit du ruban de Möbius. Cette forme demeure très intéressante, suscitant autant d'intérêt dans le domaine des mathématiques qu'en philosophie ! Bien entendu, seule une représentation artistique est utilisée pour le sigle du recyclage.



Montage artistique de sacs de poubelle en plastique !
Réalisé par « Material Boy ».


Pour ce qui est de ta dernière question : NON ! Les plastiques ne sont pas tous recyclabes. La très grande majorité d'entres-eux le sont, cependant voici quelques produits qui demeurent non recyclables : cellophane, pellicule plastique, assiettes, ustensiles et autre vaisselle de plastique, contenants d'huile à moteur ainsi que les jouets. Finalement, sachons que le polystyrène (code 6) n'est recyclable qu'en Ontario [1] et comme transporter tout le PS jusque là coûte assez cher, ces produits se retrouvent bien souvent à la poubelle.

Voilà une bonne raison pour éviter le suremballage !

Denis -- Un parent soucieux de l'environnement